ASEC Mimosas : Doumbia Mamadou se remémore les meilleurs moments de son passage au club

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ASEC Mimosas : Doumbia Mamadou se remémore les meilleurs moments de son passage au club

ASEC Mimosas : Doumbia Mamadou se remémore les meilleurs moments de son passage au club

Doumbia Mamadou dit Doum-2, arrivé de la Sélafe, une équipe de D3, en 2002, était devenu rapidement un joueur clé de l’axe de la défense de l’ASEC Mimosas. Puissant, athlétique, technique et intelligent, il a contribué au rayonnement de l’équipe jusqu’en 2006 avant de partir pour Istres (L2) qui fut le point de départ de sa carrière en Europe. Nous l’avons joint au téléphone et il a accepté de nous raconter ses souvenirs de l’ASEC Mimosas.


Que devenez-vous ?

 

 

J’ai arrêté ma carrière de footballeur à l’issue de la saison 2015-2016. Je vis à Lyon (France). Je travaille dans une structure pour une grande association d’insertion par le sport, à Saint-Priest, appelée "Sports dans la ville". J’occupe la fonction de Responsable sportif et pédagogique. Ce qui m’amène à rencontrer des jeunes des quartiers difficiles pour tenter de leur donner une formation dans le sport. À côté de cela, j’entraîne les U17 du club de Saint-Priest. Je suis marié et père de 3 enfants. 2 filles (9 ans et 6 mois) et un garçon (7 ans).

 

Quand et comment êtes-vous arrivé à l’ASEC Mimosas ?

 

C’est ma passion qui m’y a conduit à travers un parcours atypique. Je jouais au Sélafe, une équipe de D3 dont le Président, Sékou Coulibaly, est un ami de Youssouf FOFANA. C’est après plusieurs tests à l’ASEC Mimosas que j’ai été retenu finalement durant la saison 2002-2003.

 

Quel a été votre parcours après l’ASEC Mimosas ?

 

J’ai été transféré de l’ASEC Mimosas au FC Istres (Ligue 2), en 2006. J’y suis resté jusqu’en 2011. Puis j’ai signé pour 3 saisons au Mans FC (2011-2013) avant d’aller faire une pige de 6 mois au club d’Al Arabi, au Koweït. Je suis revenu au FC Istres (L2) pour la saison 2013-2014. J’ai posé ensuite mes valises à l’AC Bastia, un club de National, en Corse, de 2014 à 2016, où j’ai mis fin à ma carrière de footballeur.

 

Êtes-vous satisfait de votre parcours sportif ?

 

Oui, même si parfois des cas de blessure ou des transferts manqués ne m’ont pas permis de saisir certaines opportunités. J’aurais pu faire mieux. Mais je ne ferai pas la fine bouche. Je suis satisfait de mon parcours sportif.

 

Quel a été votre coéquipier le plus fort à l’ASEC Mimosas ?

 

Il y en a eu deux. Le premier est DJIRÉ Abdoulaye Junior, un très bon milieu de terrain qui était au-dessus du lot. Après lui, il y a eu YA Konan Didier, un milieu offensif de grande classe qui était aussi un buteur redoutable.

 

Quel est le vis-à-vis le plus fort qui vous posait des problèmes au niveau national ?

 

Je dirai TIA Olivier, un attaquant du Stade d’Abidjan. Il avait une pointe de vitesse phénoménale. Il était difficile à arrêter quand il était lancé dans la profondeur.

 

Et au niveau international ?

 

Franchement, je n’en ai pas connu en Ligue des champions. Mais le nom qui me revient est celui d’un joueur qui n’a pas été mon adversaire direct. C’est Vincent ENYEAMA, l’ancien gardien de but international d’Enyimba FC du Nigeria. Il était excellent et impressionnant dans ses perches.

 
Avec quel coéquipier vous entendiez-vous le plus sur le terrain ?

 

Je m’entendais bien avec SORO Bakari parce qu’on a beaucoup joué ensemble. Je m’entendais bien aussi avec ADÉNON Abdou Kaled Akiola qui évoluait dans l’axe comme SORO Bakari.

 

 

Quel est celui qui avait le plus l’esprit professionnel ?

 

Je dirai plutôt ceux qui avaient l’esprit professionnel parce qu’ils étaient deux : Ce sont Alli N’Dri Vincent de Paul et Gooré Dacosta Akès. Le premier était un latéral droit et le second était latéral gauche.

 

Quel était votre coéquipier le plus sympathique ?

 

Ils l'étaient tous. Mais c’est mon aîné DOUMBIA Moussa dit Doum-1 qui m’a marqué par sa gentillesse et son esprit fair-play. Quand je suis arrivé dans l’équipe, les entraîneurs m’ont préféré à lui. Mais il ne l’a pas mal pris. Au contraire, c’est lui qui me prodiguait des conseils.

 
Y a-t-il un coéquipier que vous avez perdu de vue et que vous aimeriez revoir ?

 

J’aimerais avoir des nouvelles de deux anciens coéquipiers : Soro Taïna Adama et Sambo Soga que je n’ai plus revus depuis que je suis parti de l’ASEC Mimosas.

 

Et l’entraîneur qui vous a marqué le plus au club ?

 

Je vous en citerai deux : AKA Kouamé Basile et Patrick Liewig. Le premier est celui qui m’a donné ma chance. Il a en lui un côté humain et un sens de la pédagogie que j’apprécie. Le second m’a beaucoup aidé à progresser dans le jeu.

 

Quels sont les meilleurs souvenirs de votre passage à l’ASEC Mimosas ?

 

C’est mon premier match en Ligue des champions de la CAF contre l’US Hassania, à Agadir, au Maroc où on était allé arracher le match nul (0-0) à l’aller avant de venir l’emporter (1-0), à Abidjan. Il y a également mon premier titre de champion de Côte d’Ivoire, en 2003. Pour ce sacre national, il fallait remporter les trois derniers matchs du championnat national en une semaine face au Stade d’Abidjan, à l’Africa Sports d’Abidjan et au Stella Club d’Adjamé. On a réussi à relever ce défi.

 

Et votre plus mauvais souvenir ?

 

C’est un but que j’ai marqué contre mon camp, en Ligue des champions, contre Enyimba FC, au Nigeria, en 2003. Malgré cela, j’avais réussi à faire un grand match. Mais cet auto-goal m’est resté en travers de la gorge.

 

Avez-vous une anecdote que vous n’avez jamais racontée à quelqu’un ?

 

C’était un match retour des 16es de finale de la Ligue des champions contre l’Asante Kotoko, à Kumasi. En tout début de match, un attaquant adverse avait ouvert d’un coup de coude une arcade sourcilière de notre défenseur central TAYORO Adou Peter. La blessure saignait beaucoup. Lorsqu'on est allé signaler la faute à l’arbitre burkinabé qui officiait la partie pour qu’il donne au moins un carton jaune au joueur ghanéen, il nous a dit : « Les gars, laissez-moi tranquille. Ici, chacun protège sa tête ». C’était drôle et écœurant à la fois. J’en ris aujourd’hui encore à chaque fois que j’y pense.

 

Quel est votre mot de fin ?

 

 

J’ai vécu les meilleurs moments de ma carrière à l’ASEC Mimosas. On était un groupe uni, une famille soudée. Je remercie le PCA Me Roger Ouégnin et son aîné Francis OUÉGNIN. Ce dernier m’aimait bien et c'était réciproque. Je les félicite pour avoir hissé le club au niveau où il est aujourd’hui. Je n’oublierai pas non plus toutes les personnes que j’ai connues et qui servaient le club à Sol Béni, dans l’administration sans oublier les Actionnaires et à la communication. Avec la qualité du travail qui est fait, l’ASEC Mimosas va grandir encore, c’est certain.



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D'où provient l'info

  • Source : ASEC Mimosas
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  • Dernière mise à jour : Sam, 20 Fev 2021 à 11h 57
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

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