Côte d'Ivoire : La FIF annonce de bonnes nouvelles pour le football féminin

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Côte d'Ivoire : La FIF annonce de bonnes nouvelles pour le football féminin

Côte d'Ivoire : La FIF annonce de bonnes nouvelles pour le football féminin

Le Président de la Ligue Professionnelle, M. Sory Diabaté, s’est entretenu avec la presse en marge de la finale du championnat national de football féminin. Il a passé en revue les sujets brûlants de l’actualité du football ivoirien dont l’état de santé du football féminin.


Président, quels commentaires faites-vous au terme du championnat national de football féminin qui a vu une fois encore le sacre des Onze Sœurs de Gagnoa ?

 

Nous venons d’assister à une finale de football féminin et le niveau est bon. C’est un véritable plaisir pour nous de voir les filles jouer aujourd’hui. Quand je regarde ce qui se faisait il y a quelques années dans le football féminin, on n’avait pas une telle qualité de jeu. J’avoue que je suis véritablement impressionné par les Onze Sœurs de Gagnoa, qui ont démontré qu’elles dominent le football féminin ivoirien depuis quelques années. Elles viennent de le confirmer et j’ai retrouvé dans cette équipe trois à quatre joueuses qui évoluent en sélection nationale. Ce sont les rares joueuses de l’équipe nationale qui évoluent dans le championnat national.

 

Pour vous, la présence de ces joueuses est un fait qui mérite d’être souligné ?

 

Effectivement. Vous avez vu, lors de notre dernier match comptant pour les éliminatoires des Jeux Olympiques, seules deux filles locales étaient dans le onze de départ, toutes les autres venaient de l’étranger. En 2011-2012, on n’avait qu’une seule professionnelle, Diakité Binta qui évoluait au Maroc. Aujourd’hui, on en a une vingtaine, ce qui veut dire que le football au niveau des filles en Côte d’Ivoire s’est nettement amélioré. Il faut venir voir les matches et non rester à l’extérieur ou chez soi à Abidjan et porter un jugement de valeur sur le football féminin ivoirien.  C’est vraiment un travail qui se fait dans les clubs. C’est donc pour nous l’occasion de féliciter tous ceux et toutes celles qui travaillent au quotidien pour le développement du football féminin. Ils travaillent bien et nous sommes très heureux d’accompagner ce mouvement.

 

La Fédération va-t-elle continuer à soutenir le football féminin ?

 

Rassurez-vous, nous allons toujours apporter notre soutien au football féminin. Nous avons débloqué les fonds au niveau de la FIFA. Nous allons enchainer avec la finale de la Coupe nationale et commencer le championnat national de football féminin de Ligue 1 avec dix (10) équipes et aussi un championnat de jeunes au niveau du football féminin. Nous sommes prêts à accompagner la présidente, lui donner les moyens avec les appuis que nous avons pu avoir de la FIFA. Nous n’avons actuellement aucun problème d’argent car nous venons de recevoir 1,250 Million de dollars (743 Millions de FCFA) de la part de la FIFA. Ce qui veut dire que nous sommes de bons élèves et nous continuons à travailler. Le football ivoirien va continuer à travailler pour de bons résultats demain. Merci aux deux équipes, merci à la présidente de la Commission, Mme Ginette Ross, au président de la Ligue amateur qui gère tout ce qui se fait au niveau du football féminin. On espère que notre équipe nationale va se qualifier pour les prochaines échéances.

 

Pouvez-vous nous rassurer que le football féminin ne va plus connaitre d’interruption ?

 

Il n’y aura plus d’interruption dans le football féminin. Il y a une année où nous avons connu une interruption, mais pour quelle raison ? Une journée de football féminin nous coûte 2 100 000 F CFA. Nous avions les moyens, mais les présidents de club de football féminin se sont retrouvés et nous ont dit « si vous ne nous donnez pas de subvention, on ne peut plus continuer ». A leur demande, le championnat a été arrêté. Pas parce qu’on n’a pas les moyens de financement, mais eux ils exigeaient la subvention.

 

On leur a dit, par le passé il n’y avait pas de subvention. On a commencé à le faire, mais s’il y a des ralentissements, il faut nous comprendre. En Ligue 2 et D3, il peut avoir des retards, mais eux n’ont jamais demandé un arrêt car on finissait de solder avant le début de la saison suivante. Malgré cela, ils ont suspendu le championnat. Mais quand ils nous ont demandé de reprendre, on leur a dit non car on était en fin de saison. On est quand même une fédération organisée, on ne peut pas arrêter et venir recommencer. Donc, nous avons trouvé une formule de championnat pour terminer la saison. On n’a pas arrêté le championnat.

 

Quand on est arrivé en 2011, il y avait six équipes. L’objectif c’était d’arriver à dix (10) équipes. Aujourd’hui, nous avons 21 équipes au football féminin. 8 en Ligue 1, 8 en Ligue 2 et 5 en stand-by. Vous êtes passés de 6 à 21 équipes. On ne peut dire que vous avez fait régresser le football féminin. Dans l’histoire du football féminin ivoirien, on n’a jamais joué une CAN. C’est avec notre équipe que nous avons joué une CAN et nous avons remporté la médaille de bronze qui nous a conduits pour la première fois à la Coupe du monde au Canada. Aujourd’hui, nous avons vingt filles qui jouent à l’étranger et qui arrivent à subvenir aux besoins de leur famille. Nous avons payé des salaires de 100 000 F CFA aux joueuses pendant un an et demi, et nous allons le refaire si elles arrivent à se qualifier, pour assurer leurs quotidiens.

 

Propos recueillis par le quotidien "Le Sport"

D'où provient l'info

  • Source : Fédération Ivoirienne de Football (FIF)
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  • Date de publication :
  • Dernière mise à jour : Mer, 11 Sep 2019 à 03h 14
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net