De l’académie Souleymane Cissé au LOSC en passant par Monaco, découvrez le parcours de Kouadio-Yves Dabila

625 375

De l’académie Souleymane Cissé au LOSC en passant par Monaco, découvrez le parcours de Kouadio-Yves Dabila

De l’académie Souleymane Cissé au LOSC en passant par Monaco, découvrez le parcours de Kouadio-Yves Dabila

Il est l'une des révélations de la seconde partie de saison 2017-2018. Sérieux, travailleur et talentueux, Yves Dabila confirme et s'impose progressivement comme un Dogue qui compte dans l'effectif lillois. Mais qui est ce jeune Ivoirien de 21 ans encore méconnu du grand public ? Son club nous le présente dans une entretien exclusif.


Salut Yves. Ça parle beaucoup de toi chez les supporters lillois en ce moment, mais finalement, tout le monde ne te connaît pas bien encore. Alors voilà, on voulait savoir qui tu étais. Lève-toi et présente-toi (clin d’oeil).

(sourire) Je m’appelle Dabila Kouadio Yves et je suis né à Kouassi-Datèkro, une petite ville au nord-est de la Côte d’Ivoire, mais j’ai grandi à Abidjan, dans la commune de Treichville. J’y vivais avec mes parents, mes trois frères et mes trois soeurs dans un appartement. J’ai commencé le foot dans la petite équipe du quartier et j’ai ensuite été détecté par l’Institut Cissé. Je l’ai intégré plusieurs mois après mon retour du Ghana, car nous sommes partis vivre là-bas quelques temps avec mes parents pendant la crise politique en Côte d’Ivoire.

 

 

C’est finalement dans cette académie fondée par Souleymane Cissé, un ancien joueur pro (notamment à Evian TG) que tu as véritablement appris le foot, non ?

Oui, tout à fait. C’est là-bas que j’ai fait mes gammes. Pourtant, ça a failli ne jamais se faire. Un samedi, je devais partir m’entraîner avec mon club de quartier, comme d’habitude. Mais j’ai reçu un coup de téléphone d’un ami qui m’a informé qu’un match amical était organisé à Yopougon, une autre commune d’Abidjan. Il voulait que je l’y accompagne. Surtout qu’il avait entendu dire qu’il y aurait peut-être des recruteurs sur place. Mais je n’avais pas envie, j’étais jeune, je ne me rendais pas compte. Du coup j’ai fait la sieste et à mon réveil, c’est ma soeur qui a insisté pour que je m’y rende. Elle a bien fait car c’est ce jour-là qu’ils m’ont détecté. Tout s’est joué sur ce match, finalement.

 

Et la suite ?

J’ai alors intégré l’institut en sport-étude. Côté foot, ça se passait bien, on a fait des tournois en Europe, dont un en Suisse, puis une série de matchs contre les équipes jeunes de l’AS Monaco. C’est là que l’ASM m’a repéré. Je suis rentré au pays le temps d’avoir 18 ans, et j’ai rejoint le centre de formation monégasque six mois plus tard.

 

dabila à monaco

 

On imagine que le changement a dû être brutal pour toi…

Oui, un peu. Ce n’était pas facile au début, ma famille me manquait. J’étais habitué à rentrer chez moi après le foot. Il a fallu trouver un nouveau rythme : entraînement, repas, sieste dans ma chambre du centre de formation. C’était pareil chaque jour. Heureusement je ne suis pas arrivé seul puisque nous étions trois joueurs de l’Institut à rejoindre Monaco. C’était difficile mais quand tu as un rêve, tu vas au bout. Et puis j’ai eu la chance de vite jouer avec l’équipe réserve car il y avait des blessés à ce moment-là. J’ai fait deux saisons pleines en CFA, puis j’ai eu l’opportunité de faire quelques bancs chez les pros et même une apparition.

 

Finalement, tu signes au LOSC à l’été 2017. Pourquoi ce choix ?

Le projet du club m’a séduit. Et puis je connaissais Luis Campos de Monaco autant que lui me connaissait. Il existait donc une certaine confiance. Je pense vraiment avoir fait le bon choix. Je travaille beaucoup, je fais les choses progressivement et au final, il se passe ce que j’ai voulu qu’il se passe. J’ai la chance de pouvoir m’exprimer, le coach me donne l’opportunité de jouer quand il a la possibilité de le faire. J’ai également le privilège de pouvoir travailler autour de gens qui ont du vécu, qui me permettent de progresser. Je pense à Adama Soumaoro et José Fonte à mon poste, par exemple. Je m’inspire de leur rigueur, de leur concentration. Je profite de leur apport au quotidien.

 

 

dabila

 

Et puisque le travail paye, ton bon début de saison sous le maillot lillois t’a ouvert les portes de la sélection ivoirienne avec laquelle tu as été convoqué deux fois (sans toutefois entrer en jeu, pour l’instant). Qu’en gardes-tu ?

C’est la moitié d’un rêve pour moi de porter le maillot ivoirien. Depuis tout petit, je regarde les Eléphants, je vais au stade, j’ai des frissons et les yeux grands ouverts quand je vois ces joueurs. J’ai toujours rêvé d’être à leur place. C’est donc une immense fierté. Maintenant je sais que le chemin est encore long. L’autre moitié de mon rêve consiste à jouer, à devenir un joueur de premier plan de cette équipe et à porter haut les couleurs de mon pays, comme ceux de la génération 2015 l’ont fait…

 

Tu parles de ceux qui ont remporté la Coupe d’Afrique des Nations ?

Oui, j’ai eu la chance d’en côtoyer certains lors des derniers rassemblements. Ça fait forcément bizarre de te dire que tu es dans la même équipe que ces joueurs grâce à qui tu as maintenant une deuxième étoile sur le maillot.

 

Dabila avec les Éléphants

 

 

Propos recueillis par par Maxime Pousset

Laisser un commentaire

D'où provient l'info

  • Source : LOSC
  • Mis en ligne par :
  • Date de publication :
  • Dernière mise à jour : Sam, 08 Jun 2019 à 07h 08
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

Vos données ne seront pas publiées !

Newsletter

pub

Plus d'info ?