Il était une fois Kader Keita, le dribbleur le plus déroutant que la Côte d’Ivoire ait jamais connue

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Il était une fois Kader Keita, le dribbleur le plus déroutant que la Côte d’Ivoire ait jamais connue

Il était une fois Kader Keita, le dribbleur le plus déroutant que la Côte d’Ivoire ait jamais connue

Pour son deuxième numéro de sa rubrique ‘‘un joueur, une histoire’’ consacrée aux gloires Ivoiriennes qui ont marqué leurs générations, l’Association des Footballeurs Ivoiriens (AFI) s’est penchée ce jeudi 31 octobre sur la carrière de l’un des meilleurs dribbleurs de l'histoire de la sélection Ivoirienne.


Appelez-le Kader ou Popito. Peu importe. Le Résultat est le même. Sur le terrain, ses dribbles dévastateurs et ses arabesques cassent les reins des adversaires. Un crack de l’élimination en un contre un, une force de pénétration exceptionnelle, doublé d’un buteur décisif. Ainsi pourrait-on décrire Kéita Abdulkader, joueur fantasque, par moment, mais d’une influence indéniable dans le jeu, qui a fait les beaux jours de plusieurs clubs et de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire.

 

 

Kader Keita sous les couleurs Ivoiriennes

 

En 1999, les supporters de l’Africa Sports découvrent, en même temps que le public ivoirien, un jeune joueur de 18 ans à la silhouette proche du prodige brésilien…Ronaldo. La ressemblance n’est pas que physique. Elle est, également, frappante au niveau du jeu. Insaisissable balle au pied sur un flanc du terrain, Kader devient très vite une attraction, alors que la première génération des académiciens Mimos fait florès.

 

Dans un détonant tandem avec son aîné Fadel, buteur infatigable, le natif de Gagnoa illumine le championnat. Il mène l’Africa Sports au titre national et sur le toit de l’Afrique (Coupe des vainqueurs de coupes). Une étoile est née sous le ciel ivoirien. Et comme un signe du destin, c’est l’Etoile du Sahel (Tunisie) qui s’offre la pépite ivoirienne alors que le grand rival espérantiste était sur les rangs. C’est le début d’une autre aventure exotique pour « Popito » qui avait, déjà, fait ses premiers pas en Suède avec l’IF Elfsborg.

 

 En deux saisons, au pays du Carthage, Kader confirme sa réputation de valeur montante. Les socios de l’Etoile ne jurent que par leur chouchou « Abdalla » explosif et séduisant. Mais très rapidement, Kader file au Qatar (2002). Il y remporte tout avec Al Ain et Al Saad : championnat, coupes. Ce passage dans le golfe fait craindre à plusieurs observateurs qu’il ne mette en péril sa très prometteuse carrière par l’appât du gain. Il en tirera, pourtant, les ressources nécessaires pour s’ouvrir les portes du championnat français.

« Je suis parti à l’aventure. C’était une expérience. J’ai côtoyé des grands joueurs comme Franck Lebœuf, Gabriel Batistuta, Romario. Ils m’ont donné des conseils comme des grands frères. Je voulais jouer en Europe mais je n’étais pas encore prêt »,

expliquera, plus tard, « Popito ».

 

 

Kader Keita sous les couleurs de son club Qatari

 

Sous l’impulsion de Claude Puel, Kader découvre la Ligue1 française et le LOSC en 2005. Une première saison en forme d’adaptation ponctuée par 37 matches et 6 buts toutes compétitions confondues. La deuxième saison lilloise est plus radieuse. L’ailier supersonique ivoirien s’éclate, martyrise les défenses, délivre des passes décisives et plante des buts clucth. Résultat des courses : 36 matches 9 buts en Ligue1. La suite, on la connaît. Transfert ronflant à l’Olympique lyonnais contre 18 millions d’euros. C’est la 3e transaction la plus importante conclue par le club rhodanien, derrière Lisandro (24 millions d’euros) et Sony Anderson (18,5).

 

 

 

Et même si la performance lyonnaise est loin des attentes, malgré un titre de champion de France, Kader a déjà conquis le cœur des Ivoiriens. Une fois sous la tunique orange, il dégouline de forme. Sa popularité va en grandissant au rythme de ses exploits comme lors des CAN 2008 et 2010. C’est un « Popito » très sucré qui a conquis le cœur des Ivoiriens malgré une carrière arrêtée plus tôt que prévue quelques années après une pige de feu à Galatasaray.

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  • Source : Avec l'AFI
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  • Date de publication :
  • Dernière mise à jour : Jeu, 31 Oct 2019 à 19h 40
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

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