L’international Ivoirien (10 matches, 3 buts) est revenu sur son choix de sélection à l’occasion d’une récente interview accordée au magazine ONZE Mondial.
‘‘Un mec simple, très calme dans la vie, posé, il ne se prend pas la tête. Il est plutôt ouvert et gentil. Il est aussi très porté vers sa famille.’’
Voici comment Nicolas Pépé (23 ans) s’est présenté dans ledit interview.
A l’inverse de certains binationaux qui ont opté pour leurs pays d’adoption, l’ailier Ivoirien a opté pour le pays de mes parents. Un choix évidant pour lui comme il nous l’explique dans l’entretien ci-dessous, un extrait de celui de notre source.
Pays d'origine ou d'adoption ?
Qu’est-ce que la Côte d’Ivoire représente pour toi ?
« Tout un pays te regarde. Une nation entière attend le match de l’équipe nationale. C’est quelque chose d’hyper motivant. C’est encore plus fort que le club. Tout le peuple te galvanise et te pousse à mouiller le maillot de la sélection. »
Comment s’est effectué ton choix ?
« Il s’est fait rapidement. J’en avais discuté avec mes agents et mes parents. Ils m’ont conseillé d’attendre. Mais lorsque la sélection m’a appelé, je n’ai pas attendu. J’ai tout de suite foncé. J’étais persuadé que je pouvais jouer avec la Côte d’Ivoire. »
Tu aurais pu prétendre aux Bleus ?
« Peut-être, oui. Même si je suis né en France, je voulais jouer pour le pays de mes parents. »
L’absence de la Côte d’Ivoire au Mondial était-elle une anomalie ?
« Pour moi, c’était une déception. On était dans un groupe où on était favoris. On avait la finale à jouer chez nous face au Maroc. On a mal géré cette partie et on a été éliminés. »
Pourquoi la CIV attire-t-elle de plus en plus de binationaux (Cornet, Gbamin, Boga, Fofana) ?
« La fédération a envie d’amener des binationaux parce que c’est important pour le pays de rapatrier les Ivoiriens nés en France pour faire évoluer ce football. »
Pour ce fan de la Playstation venu tout droit du monde amateur a l’instar d’un Franck Ribéry qu’il évoque d’ailleurs comme un modèle, l’idée d’être considéré un jour comme l’un des plus grands footballeurs au monde est dans un coin de sa tête dit-il :
« Je n’ai pas hâte. Mais c’est dans un coin de ma tête. J’espère aller encore plus haut. Mais avant ça, il faut continuer à bosser pour arriver au niveau de joueurs comme Neymar, Messi ou Ronaldo. Pour arriver en haut, ces joueurs-là ont bossé. Je dois continuer à travailler. »
Pépé dont les rêves sont de gagner la Ligue des Champions et disputer la Coupe du Monde n’a pas manqué de donner de petits mais précieux conseils aux jeunes qui rêvent de devenir professionnels comme lui :
« Ne pas lâcher, ne pas se décourager, bosser et ne pas relâcher ses efforts. Quand on a un objectif, il faut foncer. Même s’il se fait recaler d’un centre de formation, il faut continuer à y croire, à travailler pour atteindre son objectif. »
Après avoir évolué avec l'équipe de Côte d'Ivoire des moins de 23 ans de 2015 à 2016, Nicolas Pépé a été convoqué pour la première fois par Michel Dussuyer en novembre 2016 avec la sélection principale ivoirienne pour disputer le match de qualification pour la Coupe du monde 2018 contre le Maroc et un match amical face à la France. Depuis, il est devenu un habitué des rendez-vous internationaux.
Après 11 journée de Ligue 1 cette saison, le Lillois est l'un des joueurs les plus décisifs avec 7 buts inscrits et 5 passes décisives.
















