Si les salaires des joueurs et des entraîneurs en Côte d’Ivoire reflètent peu l’effort fourni par nos acteurs du ballon rond, pour ce qui est de la rémunération du maître du jeu la tendance est tout autre selon le Président l'Amicale des Arbitres Footballeurs de Côte d’Ivoire (AMAFCI).
Qui l’eût cru ? La Ligue Professionnelle de Football du président Sory Diabaté serait un exemple en matière primes reversées aux arbitres. Du moins c’est ce qui ressort des déclarations de Coulibaly Souleymane mardi dernier sur le plateau de ‘‘La Grande Team’’.
« Globalement les arbitres gagnent leur vie. La Côte d’Ivoire est l’un des pays en Afrique qui paye mieux les primes des arbitres. A part l’Afrique du Sud et les pays Maghrébins, je pense qu’aucun pays (en Afrique) ne peut rivaliser avec la Côte d’Ivoire en matière de primes. Nous sommes au-dessus du lot »,
a confié le président AMAFCI, l’un des 5 groupements d’intérêts emmenés à prendre part aux votes pour élire le prochain président de la FIF.
En terme chiffres, les primes des arbitres aurait doublé avec l’arrivée de Sidy Diallo à la tête de la fédération permettant à ces derniers de toucher jusqu’à 120 milles francs CFA par match.
« En côte d’Ivoire, les primes varient en 60 et 120 mille FCFA par match et par arbitre. Quand j’étais en activité avant 2010, les primes allaient de 20 à 75 mille FCFA au plus. Donc nous sommes passés depuis 2014 du simple au double. Les primes des arbitres ont augmenté après l’élection du président Sidy Diallo (Pdt de la FIF) ce qui fait qu’on se retrouve avec 120 mille FCAF par match aujourd’hui. »
A titre de comparaison, les arbitres engagés dans les compétitions Africaines perçoivent des primes allant de 400 à 600 mille francs CFA depuis 2018. Des montants que ne n’ont plus perçus les représentants ivoiriens depuis juillet 2018, date de leur suspension pour cause de corruption. L’affaire avait fait grand bruit en son temps.
Si les conditions des arbitres ne sont pas alarmantes au lire des propos de leur président, ces derniers devraient néanmoins être choyés à la faveur de l’élection de la FIF. En effet, les candidats prévoient de lourd pour les hommes en jaune.
« En Côte d’Ivoire on n’a pas encore institué de salaires pour les arbitres. Mais je crois Idriss Diallo en a parlé dans son programme. Sory Diabaté a parlé quant à lui de renforcement des capacité et d’augmentation des primes. Peu importe le candidat qui gagnera l’élection, je pense que les arbitres seront toujours bien traités. »
Ce sont les mots de fin de Coulibaly Souleymane. Concernant le candidat des arbitres, le suspense reste entier, enfin presque…

Coulibaly Souleymane (Pdt de l'AMAFCI)















