Rendez-vous pris. Le 4 juin 2026, Nantes va vibrer. Les Éléphants de Côte d'Ivoire débarquent au stade de la Beaujoire pour défier les Bleus. Un amical de prestige ? Oui. Mais pas que. C'est surtout un vrai test, à une semaine du Mondial 2026 qui démarre aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Yacine Idriss Diallo a lâché l'info fin janvier sur la RTI. Le président de la Fédération Ivoirienne était cash : "On a tout signé aujourd'hui. Il reste juste des petits trucs à régler." Voilà. Les deux fédérations ont bouclé l'affaire. L'accord est dans la poche.
Pour ceux qui suivent les Éléphants de près via télécharger 1xbet apk, ce match, c'est bien plus qu'un simple amical de préparation. C'est l'occasion rêvée de se mesurer à l'un des mastodontes du football mondial. Histoire de voir où on en est vraiment.
Nantes, ville aux 35 000 spectateurs
Le stade de la Beaujoire. 35 000 places. Ça fait un bail qu'il n'avait pas accueilli l'équipe de France. Depuis juin 2019, pour être précis. Ce soir-là, les Bleus avaient tranquillement battu la Bolivie 2-0. Sept ans après, Nantes retrouve ses Bleus. Sauf que cette fois, l'adversaire joue dans une autre catégorie.
La Côte d'Ivoire débarque avec du lourd. Sébastien Haller en pointe. Nicolas Pépé sur les ailes. Franck Kessié au milieu. Wilfried Singo qui court partout. Des noms qui claquent. Champions d'Afrique 2023, les Éléphants savent ce que gagner veut dire. Bon, la CAN 2025 s'est mal terminée avec l'élimination en quarts face à l'Égypte. Mais le niveau est là. Personne ne le conteste.
En face, Didier Deschamps va probablement aligner ce qu'il a de mieux. Mbappé et Dembele devant. Tchouaméni et Saliba derrière. L'ossature classique d'une équipe qui rêve du titre mondial. Pour les Bleus, ce match contre les Ivoiriens n'arrive pas par hasard. C'est calculé. L'idée : se préparer à affronter des équipes africaines.
La France veut éviter un nouveau 2002
Pourquoi cibler spécifiquement la Côte d'Ivoire ? La réponse tient en un mot : Sénégal.
Au Mondial 2026, groupe I, premier match le 16 juin au stade New York New Jersey. France-Sénégal. Direct. Pas le temps de chauffer. Les Bleus ont encore en tête ce qui s'est passé en 2002. Le Sénégal les avait surpris d'entrée, 1-0, grâce à Pape Bouba Diop. Un choc. Une humiliation même.
Vingt-quatre ans plus tard, la revanche approche. Mais Deschamps ne veut pas revivre le même scénario. D'où ce test contre la Côte d'Ivoire. Une équipe africaine solide, physique, rapide. Le profil parfait pour simuler ce qui attend les Bleus face aux Lions de la Teranga.
Emerse Faé, le sélectionneur ivoirien, voit les choses pareilles. Jouer contre la France à Nantes, c'est une aubaine. Une vraie. Ça permet de se jauger face au vice-champion du monde 2022. De voir si les Éléphants ont ce qu'il faut avant d'attaquer leur groupe E :
- L'Allemagne (mi-juin)
- L'Équateur (troisième semaine de juin)
- Curaçao (dernière semaine de juin)
Un groupe costaud. L'Allemagne, avec ses quatre étoiles, sera le gros obstacle. Mais la Côte d'Ivoire a les armes pour créer la surprise. À condition d'arriver au Mondial avec le bon niveau, la bonne prépa, le bon état d'esprit.
Un programme chargé pour les Éléphants
Avant Nantes, les Ivoiriens ont deux autres rendez-vous. Le 28 mars contre une équipe asiatique (encore à confirmer). Puis le 31 mars face à l'Écosse, toujours en Europe. Trois tests en trois mois. Trois occasions de peaufiner les automatismes, d'ajuster les tactiques, peut-être d'intégrer de nouvelles têtes.
Parce que Faé continue de faire bouger les lignes. Des binationaux réfléchissent encore. D'autres viennent de dire oui. Le noyau dur est stable, mais la bataille pour les places reste ouverte.
Le match contre la France, ce sera le dernier avant le départ pour les États-Unis. La dernière répète. Celle où il faut montrer qu'on est prêts. Pas juste techniquement. Mentalement aussi. Parce qu'affronter la France, même en amical, ça ne rigole pas.
Nantes : terre française, mais cœur ivoirien ?
Un truc intéressant. Nantes, ce n’est pas n'importe quelle ville. Il y a une grosse communauté ivoirienne là-bas. Des milliers de supporters des Éléphants vivent en France. Et beaucoup feront le déplacement. Le stade ne sera pas rempli que de tricolores. Les maillots orange et vert seront bien présents.
Cette dimension populaire, cette ferveur des tribunes, ça compte énormément. Les joueurs ivoiriens vont jouer devant leurs compatriotes expatriés. Un public acquis à leur cause. Qui les pousse. Qui les galvanise. Ça peut vraiment changer l'intensité du match.
Pour la France, c'est l'inverse. Jouer à domicile, ça met la pression du résultat. Les Bleus ne peuvent pas se permettre de perdre. Même en amical. Leur statut de vice-champion du monde les oblige à gagner. Ou au minimum à ne pas décevoir.
Des sites comme FIFA.com vont suivre cette rencontre de très près. Parce qu'elle donnera des indications précieuses sur les forces en présence à quelques jours du Mondial. Les observateurs, les journalistes, les parieurs... tous auront les yeux rivés sur Nantes.
L'enjeu tactique : que vont montrer les deux sélectionneurs ?
Question intéressante. Est-ce que Deschamps et Faé vont tout dévoiler ? Ou au contraire jouer la carte de la prudence, planquer leurs vrais plans ?
Normalement, les amicaux de préparation, c'est fait pour expérimenter. Tester un système. Donner du temps de jeu aux remplaçants. Intégrer les nouveaux. Mais quand tu joues contre la France six jours avant le Mondial, difficile de ne pas prendre ça au sérieux.
Les deux coachs auront forcément un œil sur la compétition qui arrive. Deschamps voudra valider son onze de départ. Faé cherchera les meilleures combinaisons offensives. Chacun essaiera de glaner des infos sur l'autre tout en masquant ses propres intentions.
Le football moderne, c'est aussi ça. De l'observation. De l'analyse. De la stratégie. Un match amical n'est jamais totalement amical. Surtout quand il y a autant d'enjeux derrière.
Douze ans d'absence, une revanche à prendre
Pour la Côte d'Ivoire, ce Mondial 2026, c'est un retour. Douze ans depuis la dernière participation en 2014 au Brésil. Une éternité. Toute une génération de joueurs n'a jamais connu la Coupe du monde.
En 2014, les Éléphants avaient déçu. Éliminés dès les poules malgré une équipe de rêve avec Drogba, Touré, Gervinho. Cette fois, l'objectif est clair : passer les huitièmes de finale pour la première fois de l'histoire.
Jamais la Côte d'Ivoire n'a franchi le premier tour à élimination directe d'un Mondial. Jamais. Trois participations (2006, 2010, 2014), trois sorties de route en phase de groupes. C'est un plafond de verre qu'il faut absolument briser.
Le match contre la France à Nantes, c'est une étape dans cette quête. L'occasion de montrer qu'on peut tenir tête aux meilleurs. Qu'on a le niveau requis. Qu'on ne vient pas aux États-Unis pour faire de la figuration.
Rendez-vous le 4 juin à 21h (heure française) au stade de la Beaujoire. Les billets partiront vite. L'ambiance sera électrique. Et sur le terrain, ça va chauffer.















