Retour sur la carrière du regretté Bognini Moïse, 1er capitaine des Éléphants, décédé ce 25 avril

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Retour sur la carrière du regretté Bognini Moïse, 1er capitaine des Éléphants, décédé ce 25 avril

Retour sur la carrière du regretté Bognini Moïse, 1er capitaine des Éléphants, décédé ce 25 avril

Bognini N’Gatta Moïse, 93 ans, premier capitaine des Éléphants footballeurs de Côte-d’Ivoire, s’est éteint ce mercredi 25 avril 2018, à Grand-Bassam.


L’information est tombée hier (25 avril) de sources familiales au défunt, le patriarche Bognini Moïse n'est plus. L'homme était aussi connu comme le tout premier comptable non Européen en fonction en Côte-d’Ivoire. Il est aussi le premier économe de la Maison des Étudiants Ivoiriens de France.

 

 

Mais sa notoriété, il l'a tien du football. Bognini Moïse fut le premier capitaine de la sélection Ivoirienne en 1948.

 

Un petit voyage dans le temps pour retracer le parcours du Doyen Bognini Moïse.

 

Parcours sportif

Comme nombre de ses camarades de promotion, c’est à l’école que Bognini N’Gatta Moïse a véritablement appris les rudiments du football. Une discipline qui constitue une de ses passions. A force de s’y mettre, la progéniture de feu Bognini Jean-Baptiste (planteur) devient un très bon joueur. Qui mettra en relief son immense talent à Paris Essor, une des quatre formations phares de la commune de Grand-Bassam, à l’époque.

«En plus de Paris Essor, il existait l’Asab, le Fcb et l’équipe des fonctionnaires.

A la demande du magistrat Monney (expatrié français), grand sportif venu de Bordeaux (France), ces quatre formations ont fusionné pour devenir Union sportive des clubs de Bassam (Uscb) en 1947. Nous ne voulions pas de cette fusion au départ mais il a su trouver les mots pour nous convaincre.

Et de 1947 à 1950, l’USC Bassam qui comptait dans ses rangs des joueurs de qualité tels que Kouassi Taboua, Désiré Niamké, Koffi David et moi-même, a été sacrée championne de Côte d’Ivoire. Seize équipes dont dix d’Abidjan participaient à ce championnat. Des moments fastes que je ne peux oublier»,

racontait-il, nostalgique lors d'un entretien accordé à fraternité Matin de son vivant.

 

Sélection nationale

En plus de son talent, Bognini avait une force de caractère. Cela lui a permis d’être le premier capitaine des Eléphants en 1948. Soit douze ans avant l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Il avait, entre autres, pour équipiers Sery Mogador (l’un des pères fondateurs de l’Africa Sports), Ajavon, Kouassi Taboua, Eboulé Ndedé, Désiré Niamké, Azmard (un expatrié français) et Vio (gardien de but).

 

 

Une belle machine qui a donné du fil à retordre à ses différents adversaires durant plus d’une demi-décennie (1948-1954).

«Ma première sélection, c’était contre la Guinée Conakry, en 1948. Un adversaire qui nous a surpris (1-2), au stade Géo André, (baptisé plus tard, stade Félix Houphouët-Boigny). Nous avons forcé le destin pour, au moins, remettre les pendules à l’heure. En vain ! Cette première sortie ratée m’est restée de triste mémoire»,

soulignait l’Hirondelle. Un sobriquet que ses admirateurs lui ont attribué parce qu’il se montrait impérial dans toutes les positions en défense.

 

«Sery Mogador, l’un des génies de notre génération, avait, lui également, un surnom : l’homme aux sept pieds. Il savait plaire par son intelligence de jeu, ses dribbles étourdissants, ses changements de pied et ses buts en finesse. Contrairement à Kouassi Taboua qui se distinguait par ses tirs dévastateurs, son adresse et sa force de pénétration. Lui aussi était une bête noire pour les défenses adverses»,

a fait savoir l’ancien défenseur central de charme qui a rangé ses crampons en 1954 pour se consacrer à ses occupations professionnelles.

 

A noter que de cette génération de référence, le vieux Bognini était le seul survivant. Intérrogé sur son secret de cette longévité, le Doyen répondait ceci:

«C’est la volonté de Dieu. Sachez que mon fils aîné (Bognini Jean-Baptiste) est âgé de 71 ans. Il porte le nom de mon défunt père.»

 

 

Sacré Bognini N’Gatta Moïse dont le plus grand rêve était de voir le stade de Bassam porter son nom.

Les Éléphants en 1948, la 1ère équipe nationale, Bognini, debout, 1er à gauche

Les Éléphants en 1948, la 1ère équipe nationale, Bognini, debout, 1er à gauche

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D'où provient l'info

  • Source : Avec Fraternité Matin
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  • Date de publication :
  • Dernière mise à jour : Jeu, 26 Avr 2018 à 02h 48
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

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