Son désir d’alors d’entrainer les Eléphants, ses vérités sur les échecs de la génération dorée, … les révélations chocs de Guillou

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Son désir d’alors d’entrainer les Eléphants, ses vérités sur les échecs de la génération dorée, … les révélations chocs de Guillou

Son désir d’alors d’entrainer les Eléphants, ses vérités sur les échecs de la génération dorée, … les révélations chocs de Guillou

Ancien formateur de l’Académie MimoSifcom, Jean-Marc Guillou a été à l’origine de l’éclosion de plusieurs talents en Côte d’Ivoire. Dans une interview accordée à Onze Mondial, le technicien Français est revenu sur son passage au pays des Eléphants qu’il aurait aimé coaché.



Réputé pour la qualité de sa formation, Jean Marc Guillou continue de faire montre de son talent dans tout le monde entier. Le technicien Français doit sans doute sa notoriété à l’Afrique et plus particulièrement à la Côte d’Ivoire où il a formé des joueurs qui ont littéralement explosé aux yeux du monde. Arrivé dans les années 90 sur le terre des Eléphants, le technicien Français était en charge de l’Académie de l’ASEC Mimosas. La première génération de cette Académie s’est faite en 2001 avec des joueurs comme Kolo Touré, Zokora Maestro, Aruna Dindane et bien d’autres

 

 

Dans une interview accordée à Onze Mondial, Jean-Marc Guillou a déclaré que la Côte d’Ivoire aurait dû remporter plusieurs CAN au lieu d’une seule.

« C’est surtout depuis 2001 et l’éclosion de la première génération. Elle a démontré qu’il y avait beaucoup de talents en Côte d’Ivoire ! C’est aussi le cas dans d’autres pays d’Afrique. La Côte d’Ivoire n’a pas le monopole du talent. L’âge d’or (il se reprend, Ndlr), l’âge qui aurait dû être d’or où l’équipe nationale aurait dû gagner quatre ou cinq Coupe d’Afrique, au moins arriver en finale, ça n’a jamais été le cas. Il y a eu une seule victoire et encore, c’était aux penaltys. Les dirigeants ont très mal géré. C’était de la confiture donnée à des cochons. »

 

Pour le technicien Français, les Eléphants auraient pu même remporter la coupe du monde mais selon lui les dirigeants ont tout gâché la preuve avec la nomination de Sven Goran Eriksson lors Du mondial 2010.

« Si comme moi, vous avez vu tous les matchs de ces gamins, puis ces jeunes hommes, puis ces adultes … tu te dis « putain, on avait une équipe pour gagner la Coupe du Monde ». Ça n’a jamais existé, pourquoi ? Car tout a été mal fait ! Ça changeait d’entraîneur tous les deux ans. Les entraîneurs ne connaissaient pas tous les joueurs. Par exemple, quand Sven-Göran Eriksson est venu, il est parachuté comme ça. Ce n’est pas lui qui a fait l’équipe au début. En tout cas, il n’a pas toujours fait l’équipe. C’était peut-être les dirigeants qui disaient « lui, il faut le faire jouer, lui aussi », c’est n’importe quoi. »

 

Mondial 2010

 

 

Lors de cette Coupe du Monde 2010, l’ancien entraineur de l’ASEC a fustigé le fait que le technicien Suédois convoque à l’époque 6 attaquants.

« Déjà, dans la liste, il y avait toujours six attaquants, au moins. Un était sûr de jouer : Drogba. Même avec le bras cassé, et c’est arrivé, il jouait. Dans le milieu, il n’y avait que quatre joueurs. Derrière, tu avais 6 joueurs pour quatre postes. C’était n’importe quoi. Il y avait certes des bons attaquants, mais tu ne peux pas en prendre six. Évidemment, tu avais un milieu pas à la hauteur, même s’il y avait du talent. Je pense à Yaya Touré et Didier Zokora, qui jouait derrière finalement. C’était un âge d’or qui méritait beaucoup plus de trophées. »

 

Un mondial Sud-Africain où le Ghana a pu atteindre les quarts de finale alors que la Côte d’Ivoire avait la meilleure équipe sur le papier s’insurge l’ancien Niçois.

« Oui, il fallait au moins sortir les poules. Regardez le Ghana l’a fait, alors que la Côte d’Ivoire avait une meilleure équipe. »

 

Jean Marc Guillou a révélé qu’il a proposé ses services aux dirigeants de la FIF pour prendre en main l’encadrement techniques des Eléphants mais ces derniers ont préféré recruter Eriksson.

« Exactement. En plus de ça, je leur ai proposé, quand ils ont pris Eriksson, d’être l’entraîneur. Je leur ai même dit : "Vous ne payez pas pour l’instant. Vous me payez que si on sort des poules ". Par contre, si on sort, j’aurais été bien payé. Et ils ne m’ont pas pris. Dans ces cas-là, les discussions terminaient devant le Président Laurent Gbagbo ! Au moins, je me suis proposé. Aujourd’hui, je critique, mais je critique en ayant proposé quelque chose. Pour moi, les dirigeants de l’époque sont les coupables. Comme on dit, face à un problème, certains cherchent les coupables, d’autres les solutions. L’idéal, c’est définir les coupables, et chercher les solutions pour qu’ils ne puissent plus entraver la bonne marche d’un groupe. Je me suis proposé, ils n’ont pas voulu. Tant pis pour eux. Dommage pour la Cote d’Ivoire, car je pense qu’on aurait pu sortir des poules. »

 

 

Comme la Côte d’Ivoire qui reste l’un des plus beaux viviers du football Africain, le formateur est tombé sous le charme de l’Algérie qu’il considère comme le porte étendard du football Africain.

« Oui, mais je pense aussi à l’Algérie. On y est allé (avec l’association, Ndlr) et on a trouvé beaucoup de bons joueurs ! Je pense à Hicham Boudaoui qui joue à l’OGC Nice par exemple. Ces promotions en Algérie sont très bonnes. je le pense. En plus, ils ont un entraîneur qui connaît par cœur la sélection, qui a déjà été joueur, Djamel Belmadi. C’est très important. Il a un super groupe, rien que Riyad Mahrez qui joue à Manchester City. Il y a un énorme potentiel en Algérie »,

a-t-il conclu.


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  • Source : MondialSport.ci
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  • Dernière mise à jour : Jeu, 04 Mar 2021 à 11h 26
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

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