MTN Ligue 1 | Problème de licences, trêve de plus d’un mois : Sory Diabaté s'explique

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MTN Ligue 1 | Problème de licences, trêve de plus d’un mois : Sory Diabaté s'explique

MTN Ligue 1 | Problème de licences, trêve de plus d’un mois : Sory Diabaté s'explique

Face à la presse Ivoirienne en marge de la finale de du championnat national de football féminin remporté par les Onze Sœurs de Gagnoa aux dépens de l’Africa Sports d’Abidjan (3-1) dimanche dernier, le Président de la Ligue Professionnelle, M. Sory Diabaté, a mis fin a certaines polémiques.


Trêve internationale aux allures de grandes vacances, des licences matérialisées par du papier dans un championnat dit professionnel, retransmis par l'une des plus grosse chaine TV Européenne et bénéficiant de l'appui de sponsors dont l’opérateur mobile MTN… de quoi jeter le discrédit sur la Fédération Ivoirienne de Football (FIF). Il fallait des explications, le numéro 2 de la FIF les a donné.

 

 

La fameuse trêve longue durée

 

 

Il y a une polémique qui est née à la suite de la trêve de plus d’un mois au niveau de la Ligue 1…

Il faut dire à ceux-là qu’ils ne comprennent rien au football. Chaque année avant de commencer le championnat, nous faisons une réunion de championnat avec les clubs de Ligue 1. Au cours de cette réunion de rentrée, nous donnons le calendrier général. Cette année, le calendrier général comprenait un arrêt de championnat à partir de la 4è journée. Tenez-vous bien, tous les dirigeants des 14 clubs étaient présents à cette réunion et nous avons dit aux dirigeants des 14 clubs que nous allons connaitre un arrêt à partir de la 4è journée pour reprendre le 25 octobre, selon le calendrier de la CAF.

 

Le 14 septembre, normalement on devait jouer la 4è journée, mais nous avons pu avoir un match amical international avec le Sénégal. Nous avons donné notre accord parce que nous jouons une semaine après (le 20 septembre) contre le Niger dans le cadre des éliminatoires du CHAN. Quand vous devez faire ce match, une semaine avant les joueurs sont au vert. Donc, nous avons décidé de donner la possibilité à notre entraineur local de voir ses joueurs en situation de jeu avant le match aller contre le Niger qui est une compétition officielle. C’est tout ce qui a changé, c’est-à-dire la 4è journée.

 

Et pourquoi la trêve est si longue ?

Le 20 septembre nous jouons le Niger. Le 28 septembre 2019 commence le tournoi de l’UFOA au Sénégal. Notre équipe nationale qui joue le CHAN, y prendra part jusqu’au 13 octobre 2019. Cette équipe est composée de joueurs du championnat national de Côte d’Ivoire. Quand nous revenons du Sénégal le 13 octobre, une semaine plus tard, le 20 octobre, nous jouons le match retour contre le Niger ici à Abidjan. C’est après ce match que la semaine suivante on reprend le championnat.

 

Quelle est cette polémique ? Elle n’a pas lieu d’être. Le programme a été communiqué aux clubs en début de championnat. On ne fait que dérouler ce programme en donnant la chance à l’entraineur Gouaméné Maxime de faire un match test. On entend dire que la Fédération n’a pas d’argent. Pourtant, cela fait trois ans et demi qu’on n’a pas bénéficié de la subvention de la FIFA, et la Fédération fonctionne et respecte ses engagements. Le 5 juin dernier à Paris, la FIFA a levé toutes les réserves et nous a donné de l’argent. Vous avez vu qu’on a donné de l’argent aux filles.

 

Licences, problème d'argent ?

 

On parle également d’un problème de licences dû au fait que la FIF n’aurait pas réglé l’opérateur tunisien chargé de la confection de ces documents. Qu’en est-il ?

Le problème de licence, ce n’est pas notre fait. Depuis 2011, la FIFA nous a demandé de travailler avec la société NASRI de Tunisie. Et pour sécuriser nos licences, nous avons déplacé notre base parce qu’il y avait trop de tripatouillage de licences ici. On peut trouver des joueurs avec deux ou trois licences parce que des gens rentraient dans notre base pour falsifier les licences.

 

Il y a des gens qui parlent dans le pays, on ne va citer des noms, on sait qu’ils ont fait des choses. On a mis un mouchard dans notre système et on a attrapé plein de gens qui ont donné deux ou trois identités à des joueurs. Depuis 2011, nous utilisons le système NASRI de la Tunisie. C’est avec ce système que nous avons continué à travailler, mais on a constaté de plus en plus qu’il y avait des failles avec ce système. NASRI nous a dit qu’on ne pouvait plus continuer, car la base du serveur a pris un coup. Du moment où le serveur a pris un coup, nous n’avons plus notre base, donc nous avons mis en place un système intermédiaire, le temps que nous ayons notre base pour avoir le contrôle afin de pouvoir protéger notre système de licence. C’est tout. Et on n’est pas les seuls.

 

Vous confirmez qu’on n’est pas les seuls ?

Oui, il y a d’autres pays d’Afrique qui ont le même problème que nous parce que la FIFA nous a orientés vers ce système depuis 2011. Il y a le Cameroun et le Sénégal, pour ne citer que ceux-là, mais on fait comme si c’est la seule Côte d’Ivoire qui connait ce problème-là. Les gens crient, mais nous, notre souci est de sécuriser notre base de données.

 

Ceux qui n’arrivaient plus à rentrer dans notre système pour faire des falsifications, ce sont eux qui commencent à crier. Il faut rester serein, on travaille pour avoir un système qui soit conforme à nos aspirations, c’est à dire sécurisé, fortement sécurisé et protégé. Cela va arriver. Pour le moment, qu’est ce qui manque, même si ce sont des papiers ? Nous avons besoin des informations telles que le nom, le prénom, l’affiliation, le club. Aujourd’hui, ce qui change, c’est la forme du document, mais toutes les informations qui sont sur les cartes sont sur les documents qu’on utilise actuellement, et tous les clubs ont été informés.

 

Ce n’est pas une question de manque de moyens, c’est loin d’être le cas. Il s’agit de sécuriser les donner qu’on va utiliser pour jouer le championnat de Côte d’Ivoire. Actuellement, le championnat se joue avec les éléments que nous avons. Aucun club ne s’est plaint jusqu’à présent. Si vous avez envie de faire des réserves, posez les réserves sur la base des règlements qui sont établis. On n’a rien changé, les contrôles se font comme d’habitude. Très bientôt, le nouveau système va commencer à marcher et on va pouvoir établir les licences comme il se doit, comme nous le souhaitons. Nous allons prendre la main et nous allons gérer avec un système de sécurité de qualité pour ne plus être dans les situations que nous avons connues dans le passé.

 

Propos recueillis par le quotidien "Le Sport"

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D'où provient l'info

  • Source : MondialSport.ci
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  • Date de publication :
  • Dernière mise à jour : Mer, 11 Sep 2019 à 02h 37
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

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