Présidence de la FECAFOOT : Samuel Eto’o annonce sa candidature et livre ses motivations

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Présidence de la FECAFOOT : Samuel Eto’o annonce sa candidature et livre ses motivations

Présidence de la FECAFOOT : Samuel Eto’o annonce sa candidature et livre ses motivations

Samuel Eto’o au service du Cameroun dans le costume du Président de la Fédération de Football ? C’est en tout cas le souhait du meilleur buteur de l’histoire de la sélection camerounaise (56 buts) et de la Coupe d'Afrique des Nations avec 18 buts. Dans l’une de ses publications de ce mardi 21 septembre 2021, l’ancien Barcelonais a en effet annoncé, sinon confirmé, sa candidature à la Présidence de la FECAFOOT prévue le 11 décembre 2021. Le père de famille âgé de 40 ans n’a pas manqué de livré les motivations de sa candidature, laquelle rappelle celle d'un certain Didier Drogba en Côte d'Ivoire. Espérons qu'il connaitra un meilleur sort que son aîné de 3 ans, toujours en course la Présidence de la FIF…


Redonner au Football Camerounais sa Grandeur

 

 

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Mes chers amis,

 

j'ai le plaisir et l'honneur de vous annoncer ma candidature à la Présidence de la Fédération camerounaise de football. Après mûre réflexion, j'ai pris cette liberté par de par amour du Cameroun et par passion pour notre football. Pour moi, ce serait un privilège de servir la maison qui m'a donné tous mes titres de gloire et tous les honneurs dont la vie m'a gratifié. Je m'adresse à vous en cette occasion parce que l'heure est grave. Nous ne pouvons plus nous permettre d'attendre. Il est temps de lancer le chantier de reconstruction de notre football. Nous ne pouvons plus différer la modernisation de notre sport-roi car le reste du monde ne nous attend pas, il avance sans nous.

 

Dans quelques mois, notre pays va organiser la Coupe d'Afrique des nations. Au-delà de l'accueil des joueurs et supporteurs des pays frères d'Afrique, des journalistes et des touristes du monde entier, nous aurons l'occasion de montrer à la face du monde le gigantesque gisement de talents qu'a toujours été notre pays et la solidité de la grande famille de notre football. Nous avons l'impérieux devoir de nous hisser à la hauteur des efforts colossaux consentis par le président Paul Biya et tout le Gouvernement, pour doter notre pays d'infrastructures dignes de notre histoire prestigieuse. J'y vois le signe d'une attente forte, une exhortation à en finir avec les querelles stériles qui minent l'organisation harmonieuse de notre sport. Il ne tient qu'à nous de faire de cet événement un succès historique.

 

A moyen terme, notre peuple souhaite que nous dépassions nos intérêts égoïstes pour relancer nos championnats locaux en leur assurant régularité, attractivité et visibilité ; il est tout aussi urgent de restaurer l'esprit de conquête au sein de nos sélections nationales, de redonner de la confiance à nos ressources humaines pour que talents et encadreurs aient une croissance simultanée et pérenne. Cette réforme devrait également moderniser notre fédération en y instaurant les bonnes pratiques de gouvernance. Soyons cohérents : il vous souvient qu'il y a trois ans, j'ai soutenu un projet dont les promesses me paraissaient dignes d'intérêt pour l'avenir de notre football. À l'heure du bilan, je n'ai pas de regrets même si les fruits n'ont pas tenu la promesse des fleurs. En revanche, il est important de partir de cette déception pour un changement maîtrisé et mieux encadré.

 

C'est pourquoi je prends aujourd'hui, devant vous, l'engagement de présenter à l'approbation des délégués que vous avez élus un projet futuriste et novateur. Mû par la conviction que ceux qui ont les moyens et les outils susceptibles de développer notre football doivent quitter l'ombre et la casquette de faiseurs de Rois pour devenir les acteurs de son développement. Par ailleurs, si j'ai l'intention de rester fidèle aux grandes orientations du programme que je vous présenterai, je tiens néanmoins à jouer collectif car j'ai conçu ce projet dans un esprit participatif et d'ouverture à l'égard des élus de nos instances et de tous les Camerounais de bonne volonté. Nous l'affinerons ensemble.

 

Le chantier est vaste. Et si le football en lui-même nécessite une thérapie de choc ses dérivés, qui sont de la responsabilité de notre fédération, en ont tout aussi besoin. Nous devons retrouver et maintenir une dynamique positive, par exemple, en matière de Beach soccer. En 2006, notre sélection était championne d'Afrique. En 2008, elle s'était hissé jusqu'en finale avant de disparaître totalement des radars, après deux prometteuses phases de finales de Coupe du monde. Ne parlons pas du futsal, dont la bonne santé garantit le développement du football dans sa globalité et sur ses aspects techniques. Et depuis sa prise en main par la FIFA à la fin des années 80, le Cameroun n'arrive pas à prendre ses marques. Comme dans la fable de Jean de La Fontaine, notre pays ne doit laisser « Nulle place où sa main ne passe et repasse ». Pareillement, cet esprit de conquête doit faire passer un cap à notre football féminin. Quatre fois finaliste de la Coupe d'Afrique des nations sans titre au bout, nous devons préparer l'assaut final en faisant de la formation à la base le fondement de la victoire qui nous échappe depuis 1991.

 

 

Un projet et une vision de cette envergure ont besoin d'hommes dévoués, engagés, appliqués. C'est pourquoi je me présente à vous avec un engagement révolutionnaire de ne pas empocher un centime des indemnités mensuelles prévues pour les fonctions de Président de fédération. Celles-ci seront affectées au développement du football amateur selon un mécanisme adopté par les membres de l'Assemblée générale. Je viens dans l'administration du football camerounais pour attirer les financements extérieurs et non pour amenuiser par des charges inutiles, des recettes déjà très chétives.

 

Au bout du compte, le secret de relever le défi de la reconstruction de notre football c'est de nous rappeler qui nous sommes.

 

En effet, chers amis, nous ne sommes pas un pays comme un autre. Nous sommes le Cameroun. Le berceau-tanière des Lions indomptables, la Terre de Samuel Mbappé Lepé, la patrie de Roger Milla, la terre natale de Rigobert Song, Théophile Abega et autres Marc Vivien Foe... Nous sommes ce pays d'hommes et de femmes intrépides, des clubs de football de référence comme le Canon, le Tonnerre, l'Union de Douala, Dynamo de Douala, Coton sport de Garoua, Racing de Bamboutos de Mbouda, Aigle de Dschang, Unisport de Bafang, Caïman de Douala, Oryx et autres Léopard, qui ont montré aux nations-sœurs africaines qu'on pouvait prendre part aux plus grandes compétitions mondiales sans baisser les yeux devant l'adversité. Soyons fiers de notre drapeau, montrons notre meilleur football à la face du monde car il est notre meilleur ambassadeur. Ainsi notre hymne résonnera-t-il encore et encore dans le concert des grandes nations.

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Samuel Eto'o

 

Eto'o FECAFOOT

 

Eto'o FECAFOOT

 

 

Eto'o FECAFOOT


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D'où provient l'info

  • Source : MondialSport.ci
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  • Date de publication :
  • Dernière mise à jour : Mer, 22 Sep 2021 à 00h 10
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

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