Adenon Khaled (ex-ASEC) se ressasse la double confrontation face à Al Ahly en demi-finales de la Ligue des Champions 2006

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Adenon Khaled (ex-ASEC) se ressasse la double confrontation face à Al Ahly en demi-finales de la Ligue des Champions 2006

Adenon Khaled (ex-ASEC) se ressasse la double confrontation face à Al Ahly en demi-finales de la Ligue des Champions 2006

Dans la suite de l’interview qu’il a accordé à l’ASEC, le défenseur International Béninois s’est remémoré la double confrontation en demi-finales de la Ligue des Champions Africaine. Du contexte à l’aller au retour à Abidjan, le défenseur de l’US Avranches garde en mémoire ces rencontres.


Le contexte avant la manche aller au Caire

 

 

En 2006, on avait une équipe qui était arrivée à maturité avec un entraîneur compétent et motivé comme Patrick LIEWIG et des joueurs qui avaient beaucoup travaillé et progressé ensemble durant trois saisons. On dominait le championnat national et en Ligue des champions, on n’avait subi qu’une seule défaite devant l’USCT Port Autonome de Dakar lors des 8es de finale aller au Stade Demba DIOP et aucune dans la phase de poules. On était en confiance avant d’affronter Al Ahly, la tenante du titre, en demi-finales. L’ambiance était bonne à Sol Béni. Les Actionnaires et nos dirigeants croyaient avec nous que 2006 serait pour l’ASEC Mimosas l’année de la reconquête de la Ligue des champions. C’est dans un tel contexte qu’on s’était rendu au Caire pour négocier un bon résultat. On n’envisageait pas de perdre là-bas, au National Stadium du Caire.

 

Le métier des Egyptiens fait la différence au Caire

 

Notre entraîneur connaissait bien son groupe. Il nous avait appris à avoir confiance en nous et à jouer sur nos qualités et franchement, on ne redoutait aucune équipe. Mais Patrick Liewig nous avait prévenus aussi que le match aller serait difficile devant une très bonne équipe dont la plupart des joueurs évoluaient en équipe nationale d’Égypte qui avait remporté la CAN, à domicile, en début d’année. Le dimanche 1er octobre 2006, on a abordé la partie avec une grande détermination face à Al Ahly.

 

 

Devant leur public, les Égyptiens ont joué avec beaucoup de métier pour contenir notre fougue, notre enthousiasme et notre force collective. On était bien entré dans la partie, mais très rapidement, les Égyptiens nous ont imposé un rythme qui nous a un peu surpris et qu’on n’a pas pu suivre. Et franchement, cela nous a beaucoup perturbés, mais par orgueil et grâce à notre organisation tactique, on a pu les contenir durant le premier quart d’heure. Al Ahly a relâché la pression ensuite parce qu’elle a été surprise aussi par notre résistance et parce que ses joueurs avaient besoin de récupérer après leur forte poussée offensive.

 

On a essayé de profiter de ce relâchement de nos adversaires et on a libéré des espaces en voulant se projeter vers l’avant. Leur redoutable attaquant, Mohammed Abou Treika, en a profité pour nous surprendre en ouvrant la marque (24e mn). Ce but nous a cueillis à froid. On a tenté de réagir pour égaliser et Abou TREIKA nous a encore surpris en marquant le second but de son équipe (38e mn). On a finalement perdu (2-0), mais on espérait se qualifier chez nous, à Abidjan.

 

Match retour : le but assassin de Flavio da Silva Amado

 

 

On avait énormément travaillé et préparé minutieusement la manche retour. Le coach nous avait dit qu’on pouvait renverser la situation chez nous et on y croyait avec lui. Les Actionnaires aussi et ils s’étaient rendus très nombreux au Stade FHB pour nous soutenir. Malheureusement, lors du match retour, on a compris à nos dépens que l’homme peut proposer, mais c’est toujours Dieu qui dispose en fin de compte. Nos plans ont été contrariés. Pendant qu’on poussait pour ouvrir la marque, c’est nous qui avons encaissé le premier but suite à une erreur défensive sur un centre de Mohamed BARAKAT, qui a permis à Flavio Da Silva AMADO, l’attaquant angolais d’Al Ahly, de marquer un but assassin. Cela compliquait nos calculs, mais on y croyait toujours et on a continué à se battre. On s’est créé beaucoup d’occasions de but, mais la réussite ne nous souriait pas. On a enfin marqué deux buts en seconde période grâce à YA Konan Didier (58e et 78e mn). Malheureusement, cela n’avait pas suffi pour arracher la qualification. Cette élimination a été la plus cruelle de ma carrière.



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  • Source : Avec l'ASEC Mimosas
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  • Dernière mise à jour : Mar, 16 Fev 2021 à 16h 14
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

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