Guerre d'égos et problème du brassard chez les Eléphants : Drogba et Sidy Diallo à la barre

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Guerre d'égos et problème du brassard chez les Eléphants : Drogba et Sidy Diallo à la barre

Guerre d'égos et problème du brassard chez les Eléphants : Drogba et Sidy Diallo à la barre

L’actuel Présidente de la fédération Ivoirienne et son potentiel successeur cités comme suspect n°1 dans ces deux chefs d’accusation.


S’il n’est pas directement tenu responsable pour le premier chef d’accusation (guerre d'égos), la responsabilité du meilleur buteur de l’histoire de la sélection Ivoirienne (65 buts) dans le second (problème du brassard) est manifeste. L’actuel Président de la Fédération Ivoirienne de Football quant à lui devra comparaitre pour les 2 chefs d’accusation.

 

 

Intervenant hier lundi (06 avril) sur le plateau de ‘‘La Grande Team’’, Kalou Bonaventure a livré sa part de vérité sur deux des maux majeurs de la sélection Ivoirienne ces dernières années. Interrogé sur l’existence d’une guerre de clans au sein des Eléphants toutes générations confondues notamment la sienne, le Maire de Vavoua qui a connu la sélection entre 1998 et 2006 a plutôt fustigé la guerre des égos et le problème de capitanat.

 

La guerre d'égos

 

« Dans toute les entreprises il y des affinités qui se créées. En sélection, les binationaux de façon logique vont se mettre ensemble, les joueurs d’un même club vont en faire autant et les anciens pareils. Quelques soit le pays vous verrez ça. Je n’appellerais pas ça des clans met des groupes d’affinité…

 

Certes il y a eu beaucoup de distensions en équipe nationale mais ce n’est pas le fait des ‘‘clans’’. A l’époque, le véritable problème de la sélection c’était la guerre d’égos. On ne tirait pas tous dans le même sens.

 

Ce qui a fait que ses rivalités ou ses guerres d’égos se sont ressentis sur les performances de la sélection, c’est que dans la faitière on n’a pas réussi à mettre l’équipe au centre des débats. L’équipe est plus importante que l’individu. Vous pouvez avoir 2, 3 grands joueurs mais si vous n’avez pas une équipe vous ne gagnez pas un tournoi. A l’inverse une équipe même sans grands noms peut remporter des titres.

 

 

Une équipe c’est un groupe de 22 personnes et on ne pas tous être les meilleurs amis du monde. Mais à partir du moment où vous êtes là pour un objectif, il faut que les gens au-dessus de l’équipe (la fédération ndlr) mettent des barrières de telle sorte qu’un clan ou un joueur ne soit pas plus important que l’équipe.

 

Dans les équipes (clubs) ou j’ai évolué, il y avait des clans, des amitiés, mais l’entraineur ou les dirigeants arrivaient toujours à mettre l’équipe au-dessus des égos. »

 

Le problème du brassard et cette passation qui passe mal encore aujourd’hui

 

« J’ai été capitaine quelques fois, c’était bien de porter le brassard mais pour moi ce n’était en aucun cas une condition pour venir en sélection.

 

Concernant le passage de brassard entre Cyril Domoraud et Drogba, c’était au Caire je crois (en 2006 ndlr). Domoraud était blessé et Sidy Diallo (vice-Président de Jacques Anouma à l'époque) a donné le brassard à Didier (Drogba). C’est aussi simple que ça ! Le groupe n’a pas adhéré… ça ne s’est pas bien passé dans la forme et ça eu des répercutions jusqu’à ce qu’on a vécu avec la génération actuelle.

 

 

Sans cette ambiance délétère on aurait pu gagner au moins 2 CAN avec les talents qu’on avait. On aurait dû gagner… hélas ! Quand des joueurs deviennent plus importants que l’équipe, on n’en arrive à des situations comme celles qu’on a vécu ces dernières années. »


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D'où provient l'info

  • Source : MondialSport.ci
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  • Date de publication :
  • Dernière mise à jour : Mar, 07 Avr 2020 à 06h 51
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

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