Son analyse du match face au Burkina, l'intégration des jeunes, le choc à venir contre le Ghana, … Beaumelle se prononce

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Son analyse du match face au Burkina, l'intégration des jeunes, le choc à venir contre le Ghana, … Beaumelle se prononce

Son analyse du match face au Burkina, l'intégration des jeunes, le choc à venir contre le Ghana, … Beaumelle se prononce

Vainqueurs face aux Etalons du Burkina Faso (2-1), en amical, le samedi 5 juin dernier à Ebimpé, les Eléphants attaqueront les Blacks Stars du Ghana, le samedi 12 juin 2021 à Cape Coast. Avant cette dernière opposition à cette date FIFA de juin 2021, le Sélectionneur fait un bilan de son équipe. Dans un entretien, Patrice Beaumelle, le Sélectionneur des Eléphants, parle de la réaction de son équipe dans ce gros match remporté devant les Etalons et de ses satisfactions.


Quelle analyse faites-vous après ce match contre le Burkina Faso ?

 

 

Le Burkina Faso était venu dans l’intention de nous créer beaucoup de problèmes. J'ai retrouvé l’intensité des matches dignes de Coupes d'Afrique où les deux équipes se sont livrées à cent pour cent. Je n'étais pas surpris de la qualité de cette équipe du Burkina Faso qui, dans son jeu avait l'intention de venir nous prendre à revers sur des contre-attaques. Je suis satisfait encore une fois de l'état d'esprit de nos joueurs, surtout les jeunes et les nouveaux. Beaucoup de joueurs étaient à leur première sélection. C’était une équipe de Côte d'Ivoire remaniée avec beaucoup de nouveaux joueurs qui ont mis du cœur et qui ont été récompensés par leurs efforts individuels et collectifs. C'est une victoire méritée parce qu'on a continué à jouer dans l’intention de gagner. Nous avons été récompensés par les efforts de tout un groupe. C’est une victoire collective et je tiens à féliciter les joueurs. Cela nous donne beaucoup de confiance pour l'avenir parce que nous avons une profondeur de banc. Il ne faut pas oublier que nous avons fini le match avec des joueurs expérimentés dont Kessié Franck qui a une cinquantaine de sélections. La majorité, c'était entre zéro et quatre sélections. Des joueurs qui n'ont pas encore les automatismes pour jouer ensemble. Il me semble que le Burkina Faso n'avait pas perdu depuis huit matchs. Ils avaient enregistré cinq victoires et trois nuls. Ce n'est pas une équipe facile à jouer et ce sont des équipes rivales.

 

N'est-ce pas des risques que vous prenez en faisant l'ouverture aux jeunes ?

 

Les joueurs jouent parce qu'ils le méritent et parce qu'ils ont le talent. Après, il n'y pas que de jeunes joueurs. Hassan Kamara est à sa première sélection, mais il a 27 ans. C'est un joueur qui a une certaine expérience.  Amad Diallo et Jérémie Boga ont également une certaine expérience. Il y a aussi Odilon Kossonou, Sinaly Diomandé et Sangaré Ibrahim qui sont des jeunes mais qui n’étaient pas à leur première avec la sélection. Singo Wilfried est aussi jeune mais il fait en ce moment le bonheur de Torino en Italie. A travers ces matches amicaux, je veux avoir une vision sur des joueurs que je suis. Si je ne les essaie pas, je ne peux pas savoir comment ils réagissent dans des matches d'une telle envergure et avec une grosse intensité. Il y a des moments où on peut prendre des risques. Et là, nous avons été récompensés parce qu'on a pris des risques offensifs. Après il y a également des matches où, si on ne peut pas gagner, il ne faut pas, non plus perdre. Dans ce cas de figure, au lieu de faire rentrer un joueur offensif, je vais privilégier un joueur dans le milieu ou dans la défense pour essayer de conserver le résultat. Dans cette rencontre, je me suis dit que nous sommes à la maison et nous avons l’ambition de gagner. Mais tu peux également te faire prendre sur un contre et c'est la loi du football. C'est une récompense parce que nous avons fait des choix audacieux. Il y a des joueurs qui ont des talents offensifs. Il y a eu également beaucoup d'efforts. J'ai des images d’Amad Diallo, qui malgré son jeune âge, s'est porté vers l'avant. Il a fait 40 et 50 mètres pour essayer de venir défendre. Il a fait également une faute en milieu de terrain pour éviter la contre-attaque. J'ai aussi des images de Sangaré Ibrahim qui a fait beaucoup d'efforts. Tout le monde a fait le job. Je suis un coach qui veut le meilleur pour l'équipe nationale de Côte d'Ivoire et qui veut avoir les meilleurs joueurs au service du collectif. Donc je fais des essais parce que le 11 septembre, les choses sérieuses vont commencer avec les éliminatoires du Mondial 2022. Il me revient de faire les bons choix pour avoir un groupe équilibré, solide pour pouvoir voyager et remporter les matches. 

 

Qu'est-ce qui vous traversé la tête, lorsque le Burkina a ouvert le score ?

 

 

On a préparé ces deux matches comme si on jouait une Coupe d'Afrique ou des éliminatoires d'une Coupe du monde. On savait que le Burkina Faso était une équipe qui avait les intentions de jouer rapidement dans notre dos, de nous frustrer en essayant de jouer bas pour nous prendre à revers. On le savait. En première mi-temps, ils ont marqué sur leur seule frappe. Je pense que ce sont de petites choses qu'il faut corriger. Dès le départ de l'action, on a essayé de presser mais on était en retard. Si on ne peut pas avoir le ballon, il faut faire une faute loin de notre but.  Ce sont des détails mais c'est bien parce que cela nous donne du contenu. Ce sont des erreurs qu'on ne doit plus commettre. Par contre, en première mi-temps, nous avons obtenu une quinzaine de frappe. Nous avons attaqué de façon équilibrée sur les côtés. Nous avons eu des intentions face à une équipe qui ne prend pas beaucoup de but. C'est une équipe solide. Nous avons pris le but mais nous n’avons pas paniqué. Nous avons continué de jouer. J'ai insisté à la mi-temps sur la nécessité de travailler ensemble. Si on est un peu en retard, on reste en bloc, si on y va, on part ensemble. Quand on va ensemble on récupère des ballons, très haut. Sébastien Haller a eu une occasion de but dès la quatrième minute. Nous avons eu aussi une occasion avec Max Gradel de la tête, sur une reprise de volée à la fin de la première mi-temps. Les intentions et les occasions sont là, mais il faut être encore plus efficace dans la surface. Et le fait d'avoir insisté et d'être resté dans ce que nous savons faire, nous avons été récompensés. Nous n’avons pas paniqué et nous avons continué à travailler ensemble. 

 

A 18 ans, Amad Diallo est en sélection A et les Ivoiriens sont en phase avec vous. Quel commentaire ? 

 

Encore une fois, il est là parce qu'il le mérite. Je le suis, non pas depuis qu'il est à Manchester United, mais depuis qu'il est à l'Atalanta Bergame. Je vous dis que cette Covid-19 nous a causé beaucoup de problème. Mais j'ai profité de ce temps pour essayer d'analyser le jeu de chacun de nos joueurs. C'est un très jeune joueur. C'est un diamant brut. Mais il y en a d'autres. Un joueur comme Singo Wilfried, c'est un diamant brut qu'il faut peaufiner. Il a encore beaucoup de travail à réaliser. Amad Diallo, lorsqu'il a le ballon le temps s'arrête. A l'entraînement, il voit des choses que certains ne voient pas. Mais il ne faut pas lui couper les ailes. Il faut le laisser travailler. Il a encore beaucoup de travail à accomplir. Effectivement, c'est une fierté d'offrir du temps de jeu à un jeune joueur. Et puis qui marque un but. Il a 18 ans, mais laissons-le travailler afin qu'il ait la tête froide et qu'il suit son chemin avec nos consignes de coach en club comme en sélection. On doit le faire travailler pour qu'on puisse exploiter son potentiel qui est énorme. Mais ce n'est pas le seul joueur. Il y a Jérémie Boga qui est rentré et qui a fait une différence énorme. Il y a Sinaly Diomandé, Ibrahim Sangaré. Ce sont de jeunes joueurs. Et il y en a d'autres. Mais il faut trouver cet équilibre entre les anciens et les jeunes. Mais Amad Diallo, si on fait le travail qu'il faut, c'est un joueur qui va apporter beaucoup à la sélection ivoirienne. 

 

Pour ce match amical Ghana-Cote d'ivoire, ce samedi à Cape Coast quels sont vos ingrédients ?

 

 

Certains joueurs n'ont pas encore eu le temps de jouer sur ce stage. Il s'agira de les faire tourner. Ce sera un match difficile parce que j'ai vu le match Maroc-Ghana (1-0). Ils auront à cœur de réagir. Ils seront à domicile. Comme je l'ai dit, je voulais un match à domicile et un autre à l'extérieur parce qu'il faut savoir voyager en Afrique. Jouer à l'extérieur face à un public qui n'est pas le nôtre. Je veux bien finir ce stage. Je veux continuer à gagner en confiance. Ce groupe vit très bien hors du terrain, on sent qu'il est en construction. Donc, il faut continuer et les résultats positifs vont permettre d'avancer ensemble.


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D'où provient l'info

  • Source : FIF
  • Mis en ligne par :
  • Date de publication :
  • Dernière mise à jour : Jeu, 10 Jun 2021 à 09h 11
  • Contacter l'auteur : news@mondialsport.net

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